Nom: Alberto Bello Cristalino
Âge: 27 ans
Poste: Milieu offensif/Ailier
Centres d'intérêt: les biatchs, le fashion, les night-clubs, la playstation, Michael Jackson, les Freedent White.
Profil de star: David Ginola, dit «El Magnifico», ailier bogosse aux contrôles délicats et à la vision de jeu subtile, goleador flamboyant par éclairs ; reconverti en glandeur méditerranéen, amateur de navets télévisés et de petites catins (a récemment joué dans Les Feux de l’Amour avec Lorie).

En 1993, alors que ses potes font des compétitions de « Pogs » sous le préau de la cour, le petit Alberto, en 6ème, pavane à la récré avec Pauline et Anne-Claire aux bras, les deux plus jolies filles du lycée. Fraîchement débarqué d’Espagne à dos de chèvre à travers les Pyrénées, le petit Albert prend rapidement ses marques dans la capitale de la Gaule. Ayant grillé sa Super Nintendo, mais ayant retenu tous les moves de International Superstar Soccer, il se dresse rapidement au rang d’icône du ballon rond à l’école lors des parties enflammées qui animent jour après jour la pause déjeuner. Après avoir reçu son lot de clameurs ferventes et de groopie-love dans la journée, il rentre chez le padre et la madre le soir et se niche dans le personnage du fils modèle, conception christique de la mama, dit ses grâces et s’endort avec sa peluche bourriquet sous le bras.
Mais ses talents de footballeurs ne passent pas inaperçus et il est rapidement appelé à traverser à nouveau les Pyrénées pour intégrer la Castilla du Real Madrid, sa mère patrie, club de cœur de son padre. Ses qualités balle au pied impressionnent rapidement les formateurs du club, mais il déçoit par sa surconsommation de tortillas et ses parties de jeux vidéos nocturnes avec son compagnon de chambrée Guti. En manque d’affection et de madre-poule, il regrette naïvement sa jeunesse parisienne.
L’instant fatidique intervient le 23 mars 1993. Le Real Madrid se déplace au PSG pour le quart de finale retour de la coupe de l’UEFA. Le deuxième but, somptueux, est inscrit par un bogosse du nom de David Ginola. Alberto, observant le match avec les jeunes de la Castilla, intériorise sa joie. Mais au fond de lui, il a déjà trouvé son icône. Deux ans plus tard, le PSG plante le Barça, et le petit Alberto peut enfin hurler de joie. C’est l’avènement du « Magnifico » et le Bello n’a qu’une idée en tête, suivre ses pas. Rapidement, il intègre l’Oréal à sa liste de course et se fond dans la débauche des soirées madrilènes, enflammant les dance-floors, les manettes de Playstation et les fesses bien rondes des chicas du quartier. Les années passant, son niveau de jeu baisse et le Real ne voit plus en lui le diamant brut mais le « cristalino » de mauvaise facture.
Coup de pouce du destin, le PSG rachète son contrat au Real. Il fait ses valises et arrose l’évènement avec son pote Guti. Malheureusement, même si c’est quand même sa faute, il explose l’éthylomètre avec 4.5g à la visite médicale et le Camp des Loges lui claque la porte au nez. Grillé dans l’hexagone pour sa propension à « se mettre la race » selon ses propres termes, il erre sur les terrains d’entraînement de banlieue et les parties d’Urban Foot où il arrive encore à flamber.
Alberto Cristalino rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage creusé par la teuf de la veille mais souriant, dégoulinant de style hispanique. Il attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Bello se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais les vices de comportement extra-sportif sont vite éclipsés par une technique aux petits oignons associée à une conduite de balle élégante. Sa vision de jeu et ses percussions incessantes en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Son altruisme, tout comme son instinct de finisseur implacable, font vibrer les amateurs de beau jeu et les sex-toys de ses admiratrices. Que demander de plus, finalement, à un ailier dont la bogossitude n'est plus à présenter? D' Alberto à Ginola, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.