vendredi 17 avril 2009

Betis 1 Rhum 8 : Cemetero verdi-blanco

Le Bétis a subi l'une des défaites les plus humiliantes de son histoire sur le score affligeant de 8-1. Menée 2-1 à la pause, la caravelle Bétis a sombré en deuxième mi-temps, les caisses pleines de rhum, telle l'épave de la Licorne. L'honneur en revient au "punch" des attaquants "planteurs" d'une équipe rhumaine bien huilée et soudée. Ses attaques et ses combinaisons au milieu n'ont eu cesse de saoûler une équipe du Bétis diminuée puis surclassée sur toute la ligne.

La gueule de bois en biais mais sans langue de bois, il est urgent de ressouder notre équipe mythique, de préférence par une victoire.

L'Histoire nous attends face aux Pines Gouines, l'occasion de montrer qu' en cette période de Pâques, on est pas des Kinder. Un seul objectif: les piner et les entendre couiner.

Forza Bétis!

vendredi 20 mars 2009

Carnet Rose

Le Bétis de Cambrai est heureux d'accueillir la petite Solveig, née le 18 mars à 14h30.
51 cm et 3,560 Kg, belle bête! Elle arbore déjà un style capillaire tout Cristiano Ronaldien.

Bravo à Ronninho et sa compagne Mathilde pour cette belle réussite. "Big daddy" Ronninho était en train de travailler sa cheville dans une piscine rééducatrice quand il a dû se précipiter vers la clinique. Après de longues heures d'attentes rendues compliquées par les fans massés dans la cour de la maternité, il a enfin pu exhulter et brandir sa petite fille telle un trophée. Il n'en reviendra sans doute que plus motivé de sa blessure.

Tous nos veux de bonheur et de santé aux parents et à la petite Solveig!

lundi 16 mars 2009

Un Bétis pas Benny

Désillusion pour le Bétis. Après une 1ère mi-temps bien négociée (1-0 à la pause), les "blanco-verde" passent à travers les 45 dernières minutes et s'inclinent finalement 4-2.

Tout avait pourtant bien commencé. Une équipe bien en place défensivement, un milieu qui envoie du jeu et des attaquants incisifs. Benny peine à resortir proprement les ballons face au rythme et au pressing imposé par le Bétis. Le match s'équilibre progressivement passé le 1er quart d'heure. Mais c'est le Bétis qui profite d'un bon travail côté gauche et d'un centre de Tito pour ouvrir le score par Ramses en deux temps (trois mouvements).
Bétis 1 - Benny 0

Des phases de jeu intéressantes, quelques corners mais au final peu d'occasions franches de part et d'autre. La plus belle intervient juste avant la mi-temps : bonne circulation de balle au milieu, ouverture dans la profondeur de Ramses pour Pierre-Alain qui centre instantanément à destination de Florent pour une volée du droit à l'entrée de la surface légèrement trop enlevée.

La mi-temps est donc sifflée sur ce score de 1-0 en faveur des "blanco-verde". Le moral est au beau fixe malgré la blessure de Panoutche à la demi-heure de jeu. Plus de peur que de mal. Jusqu'ici tout va bien.

La seconde mi-temps commence tambour battant, côté Benny cette fois. Le Bétis, peut-être émoussé ou trop confiant, commence à prendre l'eau. Par contres, l'excellent Hermann s'engouffre dans les espaces laissés au milieu et sur l'aile. C'est fort logiquement que le Bétis est cueilli à froid. Suite à un tir contré, une frappe à ras de terre venant de la gauche mourrait dans le petit filet opposé du but de Milanista.
Bétis 1- Benny 1.

Dans la foulée, une nouvelle action offrait à Hermann la possibilité de donner l'avantage au Benny. Après s'être défait de son vis-à-vis, il inscrivait d'une frappe rageuse au premier poteau le but du break.
Bétis 1- Benny 2.

Remonté, le Bétis réagissait rapidement sur un sursaut d'orgueil. Bien lancé dans la profondeur côté gauche, un Alberto plein de sang-froid lobait le gardien adverse aux vingt-mètres et ramenait les "blanco-verde" à hauteur du Benny Hill.
Bétis 2- Benny 2.

Le début de la fin, puisque sous la pression grandissante de maillots Ricard bien en place, le Bétis encaissait un troisième but. Un centre ras-de-terre surprenait tout le monde, excepté l'attaquant de Benny qui surgissait au second poteau et poussait le cuir au fond des filets.
Bétis 2- Benny 3.

Les exhortations du coach Carlos n'y font rien, la fin de match est totalement à l'avantage d'un Benny sûr de lui, dont les banderilles font peu à peu courber l'échine du Bétis. Sur une énième ouverture dans la profondeur, le remuant attaquant des jaunes et bleu prenait Merguez de vitesse pour crucifier Milanista et son équipe en toute fin de match.
Bétis 2- Benny 4.

Bilan: Une défaite rageante à l'issue d'un match à la portée du Bétis. Une première mi-temps de qualité, mais un bloc cambrésien trop désorganisé en deuxième mi-temps. Des oublis dans la concentration et la rigueur défensive qui coûtent cher à un Bétis volontaire mais trop timoré.
La trêve internationale tombe à pic. Il faudra revenir avec de meilleures intentions et confirmer les bonnes choses entre-apperçues.

Forza Bétis !

Barça de Cruyff ? Nantes de Suaudeau ? Nan, Betis style !

Notez le jeu de tête plein de conviction de l'équipe et la double-intervention sur l'aile pleine d'à-propos de Merguez. Une belle séquence de jeu, en somme, qui se termine comme il se doit par une semelle sur Humbert.

samedi 14 mars 2009

Alberto Bello Cristalino

Nom: Alberto Bello Cristalino
Âge: 27 ans
Poste: Milieu offensif/Ailier
Centres d'intérêt: les biatchs, le fashion, les night-clubs, la playstation, Michael Jackson, les Freedent White.
Profil de star: David Ginola, dit «El Magnifico», ailier bogosse aux contrôles délicats et à la vision de jeu subtile, goleador flamboyant par éclairs ; reconverti en glandeur méditerranéen, amateur de navets télévisés et de petites catins (a récemment joué dans Les Feux de l’Amour avec Lorie).

En 1993, alors que ses potes font des compétitions de « Pogs » sous le préau de la cour, le petit Alberto, en 6ème, pavane à la récré avec Pauline et Anne-Claire aux bras, les deux plus jolies filles du lycée. Fraîchement débarqué d’Espagne à dos de chèvre à travers les Pyrénées, le petit Albert prend rapidement ses marques dans la capitale de la Gaule. Ayant grillé sa Super Nintendo, mais ayant retenu tous les moves de International Superstar Soccer, il se dresse rapidement au rang d’icône du ballon rond à l’école lors des parties enflammées qui animent jour après jour la pause déjeuner. Après avoir reçu son lot de clameurs ferventes et de groopie-love dans la journée, il rentre chez le padre et la madre le soir et se niche dans le personnage du fils modèle, conception christique de la mama, dit ses grâces et s’endort avec sa peluche bourriquet sous le bras.

Mais ses talents de footballeurs ne passent pas inaperçus et il est rapidement appelé à traverser à nouveau les Pyrénées pour intégrer la Castilla du Real Madrid, sa mère patrie, club de cœur de son padre. Ses qualités balle au pied impressionnent rapidement les formateurs du club, mais il déçoit par sa surconsommation de tortillas et ses parties de jeux vidéos nocturnes avec son compagnon de chambrée Guti. En manque d’affection et de madre-poule, il regrette naïvement sa jeunesse parisienne.

L’instant fatidique intervient le 23 mars 1993. Le Real Madrid se déplace au PSG pour le quart de finale retour de la coupe de l’UEFA. Le deuxième but, somptueux, est inscrit par un bogosse du nom de David Ginola. Alberto, observant le match avec les jeunes de la Castilla, intériorise sa joie. Mais au fond de lui, il a déjà trouvé son icône. Deux ans plus tard, le PSG plante le Barça, et le petit Alberto peut enfin hurler de joie. C’est l’avènement du « Magnifico » et le Bello n’a qu’une idée en tête, suivre ses pas. Rapidement, il intègre l’Oréal à sa liste de course et se fond dans la débauche des soirées madrilènes, enflammant les dance-floors, les manettes de Playstation et les fesses bien rondes des chicas du quartier. Les années passant, son niveau de jeu baisse et le Real ne voit plus en lui le diamant brut mais le « cristalino » de mauvaise facture.

Coup de pouce du destin, le PSG rachète son contrat au Real. Il fait ses valises et arrose l’évènement avec son pote Guti. Malheureusement, même si c’est quand même sa faute, il explose l’éthylomètre avec 4.5g à la visite médicale et le Camp des Loges lui claque la porte au nez. Grillé dans l’hexagone pour sa propension à « se mettre la race » selon ses propres termes, il erre sur les terrains d’entraînement de banlieue et les parties d’Urban Foot où il arrive encore à flamber.

Alberto Cristalino rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage creusé par la teuf de la veille mais souriant, dégoulinant de style hispanique. Il attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Bello se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...

Mais les vices de comportement extra-sportif sont vite éclipsés par une technique aux petits oignons associée à une conduite de balle élégante. Sa vision de jeu et ses percussions incessantes en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Son altruisme, tout comme son instinct de finisseur implacable, font vibrer les amateurs de beau jeu et les sex-toys de ses admiratrices. Que demander de plus, finalement, à un ailier dont la bogossitude n'est plus à présenter? D' Alberto à Ginola, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.

vendredi 13 mars 2009

Carlos Atan

Nom: Carlos Atan
Âge: 30 ans
Poste: Défenseur central
Centres d'intérêt: les nems, la justice, le brassard, le grand large, le catch.
Profil de star: Nestor Sensini, dit « boquita » (le gueulard), mythique défenseur albiceleste à la hargne incomparable et à la santé inoxydable, ayant joué jusqu’à ses 39 ans.


Eté 1990, à l’heure où certains tapent le subbuteo dans la chambre des parents, Carlos s’enfile des pintes, accoudé au zinc du « Balto », entre ses potes Gégé et Momo. Soudain, ses lèvres tremblent. Sa gitane aussi. Son idole, Nestor, est sanctionné d’un penalty suite à une intervention rugueuse mais licite sur Rudi le Völler. Santa Maradona et les siens sont éliminés. Les yeux embués par l’alcool et des larmes d’incompréhension, Charles vide ses pintes, tape 10 Francs à Gégé puis tourne les talons. C’est juré, quand il sera grand, Carlos sera le défenseur de la veuve et de l’orphelin.

Le destin est en marche et la parole est à la défense. Celle de Nantes, son premier club. Un choix naturel puisque destination privilégiée des joueurs argentins. Emmenés par « El Loko » et Pedros, les canaris font alors la loi en D1. Leur désir de justice sur le pré est insatiable. En dehors des terrains, c’est une tout autre histoire : le trio nantais accumule les vices de procédure. Délits d’ébriété, outrage aux bonnes mœurs à la Jonelière, braquage avec violence de traiteurs chinois et délit de fuite sont monnaie courante.

Usé par ces transgressions de la loi à répétition, Carlos claque la porte du club. C’est en vagabondant mélancoliquement sur le port, traînant derrière lui la déprime et shootant des cannettes de Kro aux mouettes qu’un vieux capitaine de chalutier l’accoste. Charles embarque comme moussaillon à bord du « Tribunal », direction l’Amérique du sud. Chaque port est l’occasion pour Carlos de rendre la justice lors de matchs improvisés : défendant sa surface comme si elle était sa propriété privée, il met au cachot tout attaquant ne respectant pas sa sentence. Les dommages et intérêts perçus font rapidement de lui le capitaine « ad hoc » des terrains comme du chalut. La légende enfle en Amérique latine. Dé-Barkley dans l’anonymat le plus complet, le prince Charles de la D1 s’est mué en « Rey » Charles.

Son destin bascule à l’occasion d’un match de gala face à Cruz Azul. 77e minute de jeu, Paquito Gordo file au but. Charles s’en charge, s’emparant du ballon sur une merveille de tacle glissé. L’arbitre surgit. Le regard du capitaine tout feu tout flamme se voile. Penalty. « Objection » crie Carlos. Rien n’y fait. 1-0. Jurisprudence Sensini. Affaire classée et carrière brisée.

Carlito rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage empâté mais buriné par les alyzées, dégoulinant de style tex-mex. Il attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Charles se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...


Mais son relatif petit gabarit et le poids des années sont vite éclipsés par un timing parfait et un sens du placement et de l’anticipation précieux. Sa soif de justice et de victoire associée à une aura naturelle en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Brassard porté fièrement, le capitaine crochet harangue ses joueurs, plaide inlassablement la cause du Bétis et balaie toutes les accusations sans preuve de fautes. Que demander de plus, finalement, à un capitaine dont le charisme n'est plus à présenter? De Carlos à Sensini, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.

Paris a des sosies à se faire