Le Bétis a subi l'une des défaites les plus humiliantes de son histoire sur le score affligeant de 8-1. Menée 2-1 à la pause, la caravelle Bétis a sombré en deuxième mi-temps, les caisses pleines de rhum, telle l'épave de la Licorne. L'honneur en revient au "punch" des attaquants "planteurs" d'une équipe rhumaine bien huilée et soudée. Ses attaques et ses combinaisons au milieu n'ont eu cesse de saoûler une équipe du Bétis diminuée puis surclassée sur toute la ligne.
La gueule de bois en biais mais sans langue de bois, il est urgent de ressouder notre équipe mythique, de préférence par une victoire.
L'Histoire nous attends face aux Pines Gouines, l'occasion de montrer qu' en cette période de Pâques, on est pas des Kinder. Un seul objectif: les piner et les entendre couiner.
Forza Bétis!
vendredi 17 avril 2009
vendredi 20 mars 2009
Carnet Rose
Le Bétis de Cambrai est heureux d'accueillir la petite Solveig, née le 18 mars à 14h30.
51 cm et 3,560 Kg, belle bête! Elle arbore déjà un style capillaire tout Cristiano Ronaldien.
Bravo à Ronninho et sa compagne Mathilde pour cette belle réussite. "Big daddy" Ronninho était en train de travailler sa cheville dans une piscine rééducatrice quand il a dû se précipiter vers la clinique. Après de longues heures d'attentes rendues compliquées par les fans massés dans la cour de la maternité, il a enfin pu exhulter et brandir sa petite fille telle un trophée. Il n'en reviendra sans doute que plus motivé de sa blessure.
Tous nos veux de bonheur et de santé aux parents et à la petite Solveig!
51 cm et 3,560 Kg, belle bête! Elle arbore déjà un style capillaire tout Cristiano Ronaldien.
Bravo à Ronninho et sa compagne Mathilde pour cette belle réussite. "Big daddy" Ronninho était en train de travailler sa cheville dans une piscine rééducatrice quand il a dû se précipiter vers la clinique. Après de longues heures d'attentes rendues compliquées par les fans massés dans la cour de la maternité, il a enfin pu exhulter et brandir sa petite fille telle un trophée. Il n'en reviendra sans doute que plus motivé de sa blessure.
Tous nos veux de bonheur et de santé aux parents et à la petite Solveig!
lundi 16 mars 2009
Un Bétis pas Benny
Tout avait pourtant bien commencé. Une équipe bien en place défensivement, un milieu qui envoie du jeu et des attaquants incisifs. Benny peine à resortir proprement les ballons face au rythme et au pressing imposé par le Bétis. Le match s'équilibre progressivement passé le 1er quart d'heure. Mais c'est le Bétis qui profite d'un bon travail côté gauche et d'un centre de Tito pour ouvrir le score par Ramses en deux temps (trois mouvements).
Bétis 1 - Benny 0
Des phases de jeu intéressantes, quelques corners mais au final peu d'occasions franches de part et d'autre. La plus belle intervient juste avant la mi-temps : bonne circulation de balle au milieu, ouverture dans la profondeur de Ramses pour Pierre-Alain qui centre instantanément à destination de Florent pour une volée du droit à l'entrée de la surface légèrement trop enlevée.
La mi-temps est donc sifflée sur ce score de 1-0 en faveur des "blanco-verde". Le moral est au beau fixe malgré la blessure de Panoutche à la demi-heure de jeu. Plus de peur que de mal. Jusqu'ici tout va bien.
La seconde mi-temps commence tambour battant, côté Benny cette fois. Le Bétis, peut-être émoussé ou trop confiant, commence à prendre l'eau. Par contres, l'excellent Hermann s'engouffre dans les espaces laissés au milieu et sur l'aile. C'est fort logiquement que le Bétis est cueilli à froid. Suite à un tir contré, une frappe à ras de terre venant de la gauche mourrait dans le petit filet opposé du but de Milanista.
Bétis 1- Benny 1.
Dans la foulée, une nouvelle action offrait à Hermann la possibilité de donner l'avantage au Benny. Après s'être défait de son vis-à-vis, il inscrivait d'une frappe rageuse au premier poteau le but du break.
Bétis 1- Benny 2.
Remonté, le Bétis réagissait rapidement sur un sursaut d'orgueil. Bien lancé dans la profondeur côté gauche, un Alberto plein de sang-froid lobait le gardien adverse aux vingt-mètres et ramenait les "blanco-verde" à hauteur du Benny Hill.
Bétis 2- Benny 2.
Le début de la fin, puisque sous la pression grandissante de maillots Ricard bien en place, le Bétis encaissait un troisième but. Un centre ras-de-terre surprenait tout le monde, excepté l'attaquant de Benny qui surgissait au second poteau et poussait le cuir au fond des filets.
Bétis 2- Benny 3.
Les exhortations du coach Carlos n'y font rien, la fin de match est totalement à l'avantage d'un Benny sûr de lui, dont les banderilles font peu à peu courber l'échine du Bétis. Sur une énième ouverture dans la profondeur, le remuant attaquant des jaunes et bleu prenait Merguez de vitesse pour crucifier Milanista et son équipe en toute fin de match.
Bétis 2- Benny 4.
Bilan: Une défaite rageante à l'issue d'un match à la portée du Bétis. Une première mi-temps de qualité, mais un bloc cambrésien trop désorganisé en deuxième mi-temps. Des oublis dans la concentration et la rigueur défensive qui coûtent cher à un Bétis volontaire mais trop timoré.
La trêve internationale tombe à pic. Il faudra revenir avec de meilleures intentions et confirmer les bonnes choses entre-apperçues.
Forza Bétis !
Barça de Cruyff ? Nantes de Suaudeau ? Nan, Betis style !
Notez le jeu de tête plein de conviction de l'équipe et la double-intervention sur l'aile pleine d'à-propos de Merguez. Une belle séquence de jeu, en somme, qui se termine comme il se doit par une semelle sur Humbert.
samedi 14 mars 2009
Alberto Bello Cristalino
Nom: Alberto Bello CristalinoÂge: 27 ans
Poste: Milieu offensif/Ailier
Centres d'intérêt: les biatchs, le fashion, les night-clubs, la playstation, Michael Jackson, les Freedent White.
Profil de star: David Ginola, dit «El Magnifico», ailier bogosse aux contrôles délicats et à la vision de jeu subtile, goleador flamboyant par éclairs ; reconverti en glandeur méditerranéen, amateur de navets télévisés et de petites catins (a récemment joué dans Les Feux de l’Amour avec Lorie).
En 1993, alors que ses potes font des compétitions de « Pogs » sous le préau de la cour, le petit Alberto, en 6ème, pavane à la récré avec Pauline et Anne-Claire aux bras, les deux plus jolies filles du lycée. Fraîchement débarqué d’Espagne à dos de chèvre à travers les Pyrénées, le petit Albert prend rapidement ses marques dans la capitale de la Gaule. Ayant grillé sa Super Nintendo, mais ayant retenu tous les moves de International Superstar Soccer, il se dresse rapidement au rang d’icône du ballon rond à l’école lors des parties enflammées qui animent jour après jour la pause déjeuner. Après avoir reçu son lot de clameurs ferventes et de groopie-love dans la journée, il rentre chez le padre et la madre le soir et se niche dans le personnage du fils modèle, conception christique de la mama, dit ses grâces et s’endort avec sa peluche bourriquet sous le bras.Mais ses talents de footballeurs ne passent pas inaperçus et il est rapidement appelé à traverser à nouveau les Pyrénées pour intégrer la Castilla du Real Madrid, sa mère patrie, club de cœur de son padre. Ses qualités balle au pied impressionnent rapidement les formateurs du club, mais il déçoit par sa surconsommation de tortillas et ses parties de jeux vidéos nocturnes avec son compagnon de chambrée Guti. En manque d’affection et de madre-poule, il regrette naïvement sa jeunesse parisienne.
L’instant fatidique intervient le 23 mars 1993. Le Real Madrid se déplace au PSG pour le quart de finale retour de la coupe de l’UEFA. Le deuxième but, somptueux, est inscrit par un bogosse du nom de David Ginola. Alberto, observant le match avec les jeunes de la Castilla, intériorise sa joie. Mais au fond de lui, il a déjà trouvé son icône. Deux ans plus tard, le PSG plante le Barça, et le petit Alberto peut enfin hurler de joie. C’est l’avènement du « Magnifico » et le Bello n’a qu’une idée en tête, suivre ses pas. Rapidement, il intègre l’Oréal à sa liste de course et se fond dans la débauche des soirées madrilènes, enflammant les dance-floors, les manettes de Playstation et les fesses bien rondes des chicas du quartier. Les années passant, son niveau de jeu baisse et le Real ne voit plus en lui le diamant brut mais le « cristalino » de mauvaise facture.
Coup de pouce du destin, le PSG rachète son contrat au Real. Il fait ses valises et arrose l’évènement avec son pote Guti. Malheureusement, même si c’est quand même sa faute, il explose l’éthylomètre avec 4.5g à la visite médicale et le Camp des Loges lui claque la porte au nez. Grillé dans l’hexagone pour sa propension à « se mettre la race » selon ses propres termes, il erre sur les terrains d’entraînement de banlieue et les parties d’Urban Foot où il arrive encore à flamber.
Alberto Cristalino rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage creusé par la teuf de la veille mais souriant, dégoulinant de style hispanique. Il attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Bello se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais les vices de comportement extra-sportif sont vite éclipsés par une technique aux petits oignons associée à une conduite de balle élégante. Sa vision de jeu et ses percussions incessantes en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Son altruisme, tout comme son instinct de finisseur implacable, font vibrer les amateurs de beau jeu et les sex-toys de ses admiratrices. Que demander de plus, finalement, à un ailier dont la bogossitude n'est plus à présenter? D' Alberto à Ginola, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.
vendredi 13 mars 2009
Carlos Atan
Âge: 30 ans
Poste: Défenseur central
Poste: Défenseur central
Centres d'intérêt: les nems, la justice, le brassard, le grand large, le catch.
Profil de star: Nestor Sensini, dit « boquita » (le gueulard), mythique défenseur albiceleste à la hargne incomparable et à la santé inoxydable, ayant joué jusqu’à ses 39 ans.
Eté 1990, à l’heure où certains tapent le subbuteo dans la chambre des parents, Carlos s’enfile des pintes, accoudé au zinc du « Balto », entre ses potes Gégé et Momo. Soudain, ses lèvres tremblent. Sa gitane aussi. Son idole, Nestor, est sanctionné d’un penalty suite à une intervention rugueuse mais licite sur Rudi le Völler. Santa Maradona et les siens sont éliminés. Les yeux embués par l’alcool et des larmes d’incompréhension, Charles vide ses pintes, tape 10 Francs à Gégé puis tourne les talons. C’est juré, quand il sera grand, Carlos sera le défenseur de la veuve et de l’orphelin.Le destin est en marche et la parole est à la défense. Celle de Nantes, son premier club. Un choix naturel puisque destination privilégiée des joueurs argentins. Emmenés par « El Loko » et Pedros, les canaris font alors la loi en D1. Leur désir de justice sur le pré est insatiable. En dehors des terrains, c’est une tout autre histoire : le trio nantais accumule les vices de procédure. Délits d’ébriété, outrage aux bonnes mœurs à la Jonelière, braquage avec violence de traiteurs chinois et délit de fuite sont monnaie courante.
Usé par ces transgressions de la loi à répétition, Carlos claque la porte du club. C’est en vagabondant mélancoliquement sur le port, traînant derrière lui la déprime et shootant des cannettes de Kro aux mouettes qu’un vieux capitaine de chalutier l’accoste. Charles embarque comme moussaillon à bord du « Tribunal », direction l’Amérique du sud. Chaque port est l’occasion pour Carlos de rendre la justice lors de matchs improvisés : défendant sa surface comme si elle était sa propriété privée, il met au cachot tout attaquant ne respectant pas sa sentence. Les dommages et intérêts perçus font rapidement de lui le capitaine « ad hoc » des terrains comme du chalut. La légende enfle en Amérique latine. Dé-Barkley dans l’anonymat le plus complet, le prince Charles de la D1 s’est mué en « Rey » Charles.
Son destin bascule à l’occasion d’un match de gala face à Cruz Azul. 77e minute de jeu, Paquito Gordo file au but. Charles s’en charge, s’emparant du ballon sur une merveille de tacle glissé. L’arbitre surgit. Le regard du capitaine tout feu tout flamme se voile. Penalty. « Objection » crie Carlos. Rien n’y fait. 1-0. Jurisprudence Sensini. Affaire classée et carrière brisée.
Carlito rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage empâté mais buriné par les alyzées, dégoulinant de style tex-mex. Il attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Charles se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais son relatif petit gabarit et le poids des années sont vite éclipsés par un timing parfait et un sens du placement et de l’anticipation précieux. Sa soif de justice et de victoire associée à une aura naturelle en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Brassard porté fièrement, le capitaine crochet harangue ses joueurs, plaide inlassablement la cause du Bétis et balaie toutes les accusations sans preuve de fautes. Que demander de plus, finalement, à un capitaine dont le charisme n'est plus à présenter? De Carlos à Sensini, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.
jeudi 12 mars 2009
Avant match : Benny Oui Oui
Avec 1 victoire, 1 nul et 1 défaite, le Betis se retrouve englué dans le ventre mou du campionato. Les médias s'interrogent : simple coup de mou ou place justifiée ?Premiers éléments de réponse lors de la 4ème journée face à la meilleure attaque de Vincennes, Benny Hill. Gros test en perspective et défaite interdite, sous peine de voir les leaders s'éloigner irrémédiablement. Les tifosi, sevrés de titres, ne nous le pardonneraient pas !
Le moment est donc venu de briquer les adidas predator de gala, de faire péter les intraveineuses de Red-Bull et de cacher les bandellettes "Nico dédicasse" dans les chaussettes.
A samedi, Forza Bétis !
samedi 7 mars 2009
Une grosse Monique flanque une fessée au Bétis
Monique:
L’homme Clé : Tonio (8)
Percutant dès son entrée en jeu en seconde mi-temps côté Monique, il a été le grand artisan de la victoire du Bayern. Celui que l’on surnomme Brandao ou « le poney flamboyant » a surclassé le Bétis à lui seul par sa technique. Usant de ses crochets cinglants, il a donné du punch à l’entreprise de destruction de son équipe. Auteur d’une passe décisive et d’un but, il fut le grand bonhomme de cette rencontre.
Bétis :
L’homme Clé : Florent (6). Signature de dernière minute du mercato pour un montant mirobolant, il a été l’un des plus actifs côté Bétis et a marqué le but du 1-0 d’une jolie tête.
Carlos Atan (5) : Une première mi-temps aux cages où il n’a pas été très inquiété et prend un but contre lequel il ne peut rien faire. Bien actif ensuite, en bon grognard, mais partiellement responsable sur le deuxième but du Bayern.
Merguez (5) : Un match assez terne, peu de ballons, quelques duels remportés certes, mais trop peu d’influence sur le jeu. Bien qu’esseulé, il se prend un ouragan par Tonio sur le troisième but de Monique.
Nicolas (5,5) : Une vraie volonté, mais trop imprécis en première mi-temps sur son flanc droit. Un arrêt décisif aux cages en deuxième mi-temps, puis patatras, revenu dans le champ, il se blesse gravement au genou en fin de match. Un coup très dur pour le Bétis.
Hugues (6,5) : Une présence de tous les instants en première mi-temps, sa vélocité a évité au Bétis de plonger en début de match, grâce à des interventions défensives de grande classe. Il peine à se situer en seconde mi-temps, comme le reste de l’équipe.
Romain (2) : Une nouvelle recrue qui manquait incontestablement de rythme, ce qu’on ne peut lui reprocher. Une confiance quasi-nulle dans ses interventions et un manque flagrant de combativité. Un léger regain de tonicité en fin de match.
Paul « the Caveman » (5) : Dur sur l’homme, mais souvent confus. Il a, à l’image de l’équipe, souffert au milieu de terrain et dans les duels.
Humbert (4,5) : Les intentions étaient bonnes, notamment dans l’aptitude à porter le jeu sur l’avant. Malheureusement, trop de duels perdus.
Yann (4,5) : Il a peu eu l’occasion de se mettre en valeur, si ce n’est par deux ou trois conduites de balle bien conservées. Il fut ensuite une valeur sûre aux buts, comme à son habitude, bien qu’en encaissant un.
Philippe (3,5): Comme toute nouvelle recrue, le frère de Yann manquait cruellement de rythme. Pas d’erreur notable, mais n’a eu presque aucune influence sur le jeu. Diminué par une cheville, il finit le match sur les rotules. On n’a pas pu reformer la doublette Donnette des frères Derrick dans Olive & Tom.
Alberto Cristalino (5) : Il a poussé jusqu’à l’épuisement sur son flanc gauche, mais sans résultat concret. Moins flamboyant qu’à son habitude, il fut souvent pris en tenaille par la défense solide de Monique.
Paul (4): Qu’il était seul en pointe ! Un nombre famélique de ballons touchés, il s’est heurté aux poids lourds de la défense de Monique sur ses rares percées.
Niel (5) : Encore une nouvelle recrue, sooo Brittish, sans la hargne anglo-saxonne ! Un début de première mi-temps poussif, il s’est repris par la suite et a quand même réussi à créer le danger. Une deuxième mi-temps terne, comme le reste de l’équipe.
Le Fil du match :
C’est un temps maussade et un terrain ignoblement gras et troué qui accueillait les acteurs de cette rencontre : une vaillante équipe du Bétis, pâtissant néanmoins des absences d’indiscutables titulaires (Ronninho, Panoutche, El Niño…), en face, la grande Monique, gonflée à bloc et sans indisponibilités notables.
Le début de match est totalement à l’avantage du Bayern. Plus percutant à la récupération, dans les duels et au milieu, le Bétis était dominé dans le premier ¼ d’heure, et il n’en serait pas autrement le reste du match. Monique lâchait les premiers coups de semonce mais se heurtait à la solide défense du Bétis et aux interventions pleines d’à propos de Merguez et surtout de Hugues. Sur un corner rapidement joué, l’attaque de Monique plaçait une frappe enroulée que Carlos claquait sur sa barre en corner. Ce dernier était repoussé ensuite de la tête par Merguez. Quelques minutes plus tard, une percée du très remuant milieu droit trouvait l’attaquant dans la profondeur qui sous la pression de Hugues croisait sa frappe à ras-de terre de la droite dans un angle fermé. Merguez n’arrivait pas à la couper et Nicolas déviait le ballon devant le but d’un Carlos Atan battu pour un énième corner. Un attaquant de Monique perdait ensuite un duel musclé en 1-contre-1 face à Merguez.
C’est au moment ou le roseau était prêt à rompre que Nicolas perçait le flanc droit de Monique et adressait un long centre au deuxième poteau. Florent smashait le ballon d’une tête en extension à 6 mètres pour l’ouverture du score : Bétis-1, Monique-0.
Dans le quart d’heure suivant, le remuant petit milieu de Monique adressait une lourde frappe aux 15 mètres, contrée par le postérieur du « Caveman ». Merguez effectuait ensuite une main en protection de sa saucisse maison. Coup-franc indirect pour Monique et missile dans les nuages du parc de Vincennes. Remportant tous les duels, Monique asseyait sa domination, et un ex-semi-pro-ayant-failli-jouer-en-réserve-de-PSG soufflait deux joueurs pas ses crochets et offrait un caviar à l’intouchable pile électrique du Bayern qui trompait Carlos d’un intérieur à bout-portant. Bétis-1, Monique-1.
La seconde mi-temps commençait sous le voile de sombres nuages qui annonçaient un déluge non-pas météorologique, mais dans le jeu et la combativité du Bétis. La partie continuait à se ternir et le brouillon, côté Bétis, commençait à se noircir d’erreurs. Une frappe presque à bout-portant était repoussée du pied par Nicolas, auteur d'un bel arrêt réflexe. Vers la 60ème, la défense du Bétis était enrhumée côté droit pour un centre que Tonio récupérait ensuite flanc gauche. Après avoir éliminé son vis-à-vis, Tonio, entrant dans la surface, délivrait un centre au deuxième sur la tête du capitaine de Monique, délaissé par Carlos. Nicolas au goal n’y pouvait rien. Bétis-1, Monique-2.
En cruel manque de possession, le Bétis n’a ensuite que subi, encore et encore. Une frappe sèche à ras-de-terre aux vingt mètres prenait ensuite la direction du petit-filet droit de Yann. Se détendant de tout son long, ce dernier la déviait pour… un nouveau corner. Plus d’espaces et une meilleure conservation de balle permettait à Monique de faire courir le Bétis après le ballon. Logiquement, la bataille était déjà gagnée, et du flanc droit abandonné, le ballon était offert dans l’axe à Tonio qui, après avoir encore effacé un joueur, se trouvait en duel avec Merguez. Trois crochets plus tard, le Marlon Brandao de Vincennes plaçait un plat du pied imparable dans la cage de Yann. Bétis-1, Monique-3.
Le reste ne fut qu’un long calvaire au cours duquel les oppositions furent âpres. Dans un duel Cannavarien, Carlos Atan était mis au sol par Tonio qui retombait sur son dos. Le souffle coupé, Captain Courage reprenait malgré tout son poste pour la fin du match. Mais la vraie mauvaise nouvelle de cette rencontre intervenait à dix minutes de la fin, quand lors d’une tentative de crochet, Nicolas se flinguait tout seul le genou droit : « Aaaargh ! Je souffre ! C’est le ligament croisé externe ! Madre Mio ! Come stupido ! ». Une absence probablement longue durée qui fait très mal au Bétis, privé de son gardien numéro 1 pour les rencontres à venir.
Une fin de match à l’agonie tirait le rideau sur des visages déçus et exténués. Alberto Cristalino : « Putain, j’suis mort, laisse tomber ! », Carlos : « Franchement, ça fait mal… J’ai le dos tout niqué… », Merguez : « Fait chier ! On gagne pas un duel ! Pas un duel ! Match à oublier très très vite ! ». Florent justifiait ensuite son salaire en ramenant Nicolas en Porsche Boxster. Tel un groupe d’octogénaires rhumatisants, le reste du Bétis rentrait d’un pas lourd, visages marqués. Il va falloir effacer cette défaite de notre esprit et utiliser la haine de cette dernière pour se reconstruire le mental et la hargne nécessaires aux prochaines rencontres. Un Bétis meurtri mais pas mort, un Bétis prêt à rebondir, avec la ténacité, la hargne et la force qui définissent l’âme de l’équipe : ce sont les valeurs qu’il faudra retrouver au prochain match, avec le retour bienfaiteur de quelques titulaires !
Forza Bétis !
Merguez
L’homme Clé : Tonio (8)
Percutant dès son entrée en jeu en seconde mi-temps côté Monique, il a été le grand artisan de la victoire du Bayern. Celui que l’on surnomme Brandao ou « le poney flamboyant » a surclassé le Bétis à lui seul par sa technique. Usant de ses crochets cinglants, il a donné du punch à l’entreprise de destruction de son équipe. Auteur d’une passe décisive et d’un but, il fut le grand bonhomme de cette rencontre.
Bétis :
L’homme Clé : Florent (6). Signature de dernière minute du mercato pour un montant mirobolant, il a été l’un des plus actifs côté Bétis et a marqué le but du 1-0 d’une jolie tête.
Carlos Atan (5) : Une première mi-temps aux cages où il n’a pas été très inquiété et prend un but contre lequel il ne peut rien faire. Bien actif ensuite, en bon grognard, mais partiellement responsable sur le deuxième but du Bayern.
Merguez (5) : Un match assez terne, peu de ballons, quelques duels remportés certes, mais trop peu d’influence sur le jeu. Bien qu’esseulé, il se prend un ouragan par Tonio sur le troisième but de Monique.
Nicolas (5,5) : Une vraie volonté, mais trop imprécis en première mi-temps sur son flanc droit. Un arrêt décisif aux cages en deuxième mi-temps, puis patatras, revenu dans le champ, il se blesse gravement au genou en fin de match. Un coup très dur pour le Bétis.
Hugues (6,5) : Une présence de tous les instants en première mi-temps, sa vélocité a évité au Bétis de plonger en début de match, grâce à des interventions défensives de grande classe. Il peine à se situer en seconde mi-temps, comme le reste de l’équipe.
Romain (2) : Une nouvelle recrue qui manquait incontestablement de rythme, ce qu’on ne peut lui reprocher. Une confiance quasi-nulle dans ses interventions et un manque flagrant de combativité. Un léger regain de tonicité en fin de match.
Paul « the Caveman » (5) : Dur sur l’homme, mais souvent confus. Il a, à l’image de l’équipe, souffert au milieu de terrain et dans les duels.
Humbert (4,5) : Les intentions étaient bonnes, notamment dans l’aptitude à porter le jeu sur l’avant. Malheureusement, trop de duels perdus.
Yann (4,5) : Il a peu eu l’occasion de se mettre en valeur, si ce n’est par deux ou trois conduites de balle bien conservées. Il fut ensuite une valeur sûre aux buts, comme à son habitude, bien qu’en encaissant un.
Philippe (3,5): Comme toute nouvelle recrue, le frère de Yann manquait cruellement de rythme. Pas d’erreur notable, mais n’a eu presque aucune influence sur le jeu. Diminué par une cheville, il finit le match sur les rotules. On n’a pas pu reformer la doublette Donnette des frères Derrick dans Olive & Tom.
Alberto Cristalino (5) : Il a poussé jusqu’à l’épuisement sur son flanc gauche, mais sans résultat concret. Moins flamboyant qu’à son habitude, il fut souvent pris en tenaille par la défense solide de Monique.
Paul (4): Qu’il était seul en pointe ! Un nombre famélique de ballons touchés, il s’est heurté aux poids lourds de la défense de Monique sur ses rares percées.
Niel (5) : Encore une nouvelle recrue, sooo Brittish, sans la hargne anglo-saxonne ! Un début de première mi-temps poussif, il s’est repris par la suite et a quand même réussi à créer le danger. Une deuxième mi-temps terne, comme le reste de l’équipe.
Le Fil du match :
C’est un temps maussade et un terrain ignoblement gras et troué qui accueillait les acteurs de cette rencontre : une vaillante équipe du Bétis, pâtissant néanmoins des absences d’indiscutables titulaires (Ronninho, Panoutche, El Niño…), en face, la grande Monique, gonflée à bloc et sans indisponibilités notables.
Le début de match est totalement à l’avantage du Bayern. Plus percutant à la récupération, dans les duels et au milieu, le Bétis était dominé dans le premier ¼ d’heure, et il n’en serait pas autrement le reste du match. Monique lâchait les premiers coups de semonce mais se heurtait à la solide défense du Bétis et aux interventions pleines d’à propos de Merguez et surtout de Hugues. Sur un corner rapidement joué, l’attaque de Monique plaçait une frappe enroulée que Carlos claquait sur sa barre en corner. Ce dernier était repoussé ensuite de la tête par Merguez. Quelques minutes plus tard, une percée du très remuant milieu droit trouvait l’attaquant dans la profondeur qui sous la pression de Hugues croisait sa frappe à ras-de terre de la droite dans un angle fermé. Merguez n’arrivait pas à la couper et Nicolas déviait le ballon devant le but d’un Carlos Atan battu pour un énième corner. Un attaquant de Monique perdait ensuite un duel musclé en 1-contre-1 face à Merguez.
C’est au moment ou le roseau était prêt à rompre que Nicolas perçait le flanc droit de Monique et adressait un long centre au deuxième poteau. Florent smashait le ballon d’une tête en extension à 6 mètres pour l’ouverture du score : Bétis-1, Monique-0.
Dans le quart d’heure suivant, le remuant petit milieu de Monique adressait une lourde frappe aux 15 mètres, contrée par le postérieur du « Caveman ». Merguez effectuait ensuite une main en protection de sa saucisse maison. Coup-franc indirect pour Monique et missile dans les nuages du parc de Vincennes. Remportant tous les duels, Monique asseyait sa domination, et un ex-semi-pro-ayant-failli-jouer-en-réserve-de-PSG soufflait deux joueurs pas ses crochets et offrait un caviar à l’intouchable pile électrique du Bayern qui trompait Carlos d’un intérieur à bout-portant. Bétis-1, Monique-1.
La seconde mi-temps commençait sous le voile de sombres nuages qui annonçaient un déluge non-pas météorologique, mais dans le jeu et la combativité du Bétis. La partie continuait à se ternir et le brouillon, côté Bétis, commençait à se noircir d’erreurs. Une frappe presque à bout-portant était repoussée du pied par Nicolas, auteur d'un bel arrêt réflexe. Vers la 60ème, la défense du Bétis était enrhumée côté droit pour un centre que Tonio récupérait ensuite flanc gauche. Après avoir éliminé son vis-à-vis, Tonio, entrant dans la surface, délivrait un centre au deuxième sur la tête du capitaine de Monique, délaissé par Carlos. Nicolas au goal n’y pouvait rien. Bétis-1, Monique-2.
En cruel manque de possession, le Bétis n’a ensuite que subi, encore et encore. Une frappe sèche à ras-de-terre aux vingt mètres prenait ensuite la direction du petit-filet droit de Yann. Se détendant de tout son long, ce dernier la déviait pour… un nouveau corner. Plus d’espaces et une meilleure conservation de balle permettait à Monique de faire courir le Bétis après le ballon. Logiquement, la bataille était déjà gagnée, et du flanc droit abandonné, le ballon était offert dans l’axe à Tonio qui, après avoir encore effacé un joueur, se trouvait en duel avec Merguez. Trois crochets plus tard, le Marlon Brandao de Vincennes plaçait un plat du pied imparable dans la cage de Yann. Bétis-1, Monique-3.
Le reste ne fut qu’un long calvaire au cours duquel les oppositions furent âpres. Dans un duel Cannavarien, Carlos Atan était mis au sol par Tonio qui retombait sur son dos. Le souffle coupé, Captain Courage reprenait malgré tout son poste pour la fin du match. Mais la vraie mauvaise nouvelle de cette rencontre intervenait à dix minutes de la fin, quand lors d’une tentative de crochet, Nicolas se flinguait tout seul le genou droit : « Aaaargh ! Je souffre ! C’est le ligament croisé externe ! Madre Mio ! Come stupido ! ». Une absence probablement longue durée qui fait très mal au Bétis, privé de son gardien numéro 1 pour les rencontres à venir.
Une fin de match à l’agonie tirait le rideau sur des visages déçus et exténués. Alberto Cristalino : « Putain, j’suis mort, laisse tomber ! », Carlos : « Franchement, ça fait mal… J’ai le dos tout niqué… », Merguez : « Fait chier ! On gagne pas un duel ! Pas un duel ! Match à oublier très très vite ! ». Florent justifiait ensuite son salaire en ramenant Nicolas en Porsche Boxster. Tel un groupe d’octogénaires rhumatisants, le reste du Bétis rentrait d’un pas lourd, visages marqués. Il va falloir effacer cette défaite de notre esprit et utiliser la haine de cette dernière pour se reconstruire le mental et la hargne nécessaires aux prochaines rencontres. Un Bétis meurtri mais pas mort, un Bétis prêt à rebondir, avec la ténacité, la hargne et la force qui définissent l’âme de l’équipe : ce sont les valeurs qu’il faudra retrouver au prochain match, avec le retour bienfaiteur de quelques titulaires !
Forza Bétis !
Merguez
jeudi 5 mars 2009
Ronninho
Nom: RonninhoÂge: 26 ans
Poste: Attaquant / Milieu Offensif
Centres d'intérêt: himself, les collants chauffants, les imitateurs bon marché (type Gérald Dahan ou Pascal Brunner), la Paulaner, les bébés, Chuck Norris.
Profil de star: Chaînon manquant entre Ronaldinho et Thomas Brolin, l’un connu pour sa technique, sa protection de balle hors-pair et son exhibitionnisme patenté; l’autre comme golden boy du foot suédois et buteur acharné en surpoids, reconverti en joueur de poker minable.
En 1990, à l’âge où certains collent leurs vignettes Panini en regardant les dessins animés, le petit Ronninho fait des dribbles devant sa télé avec une balle de babyfoot. Son visage d’ange blond aux yeux bleus est focalisé sur la télé, où la Mannshaft conquérante, à la tignasse blonde elle aussi, des Andi Brehme, Jürgen Klinsmann et autres Guido Buchwald ; remporte une coupe du monde jouée sur un niveau d’une faiblesse abyssale. La France n’y était pas, mais Ronnie, lui, y était déjà. Ses icônes se prénomment Olaf Thon et Karl-Heinz Riedle (un thon lui aussi). Dans la cour d’école, Ronninho flambe, tout le monde le dit, sa technique, c’est une symphonie de Wagner.Repéré tôt pour ses talents précoces, il est envoyé en Allemagne en 1996 pour des tests. Déjà grisé par les compliments, il assiste à la Bierhoff-mania de l’Euro walkman sur les oreilles, Tic Tac Toe et leur tube Ich find dich scheisse (littéralement t’es une merde) plein les tympans, engloutissant des wurst käse und kartoffel salat. Dans sa tête, c’est déjà lui la star, et qui plus est, les cylindrées telles que l’Energie Cottbus et Karlsruhe lui font déjà du pied, vantant l’arrivée du « Ronaldinho du Brandebourg ».
Mais dès les premiers entraînements, l’ange blond brûle ses ailes. L’excès de Paulaner et de saucisse bon marché font caler son jeu de jambes, qui telles des poutres, ne semblent plus avancer. Pour pallier au problème, Ronninho s’enfile des vidéos de Ronald Koeman. Résultat : une frappe de mule et 25 buts avec la réserve de Rostock, dont 0 en mouvement. Cette stat surprenante lui vaudra une chanson de supporters : « Langsam, langsam, Ronninho ist langsam ! Tore hat er geschoss, aber ist doch kein Bierhoff » (lent, lent, Ronninho est lent. Des buts il en a mis, mais ce n’est pas Bierhoff). Outré, touché dans son amour propre et son ego surdimensionné, Ronninho se fait la malle, sans un regard, en envoyant chier tout le monde et en emportant dans ses valises une cargaison de pornos est-allemands underground, tous perdus ensuite lors d’une partie de poker à la frontière belge.
Il rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage pâle mais poilu, dégoulinant de style germanique. Ronninho attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Ronnie se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais l’incorrigible jeu perso et la lenteur si décriée sont vite éclipsés par une technique raffinée, une conservation de balle puissante et une praline à faire péter Ballack de peur. Ses coups de gourdin secs et harassants dans les défenses adverses et son sang-froid face au but en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Sa frappe de balle est un délice dont J.M. Larqué pense écrire un bouquin avec une préface de Paul Scholes. On ne compte plus ses buts inscrit sans mouvement ou sur coup de pied arrêté. Que demander de plus, finalement, à un attaquant/milieu dont le réalisme à l’allemande n'est plus à présenter? De Ronaldinho et Brolin à Ronninho, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.
mercredi 4 mars 2009
Merguez
Nom: MerguezÂge: 26 ans
Poste: Défenseur central
Centres d'intérêt: Les Burger King, les dance floor, les Long Island, la saucisse sèche, les films de Van Diesel.
Profil de star: Marquez, défenseur intraitable, régaleur de chique devant l’éternel, joueur à la classe inégalable et à la queue de cheval légendaire.
Natif d’un obscur hameau du centre de la France et amoureux de football champagne, le petit Merguez est très vite conscient que sa technique balle au pied « peu orthodoxe » sera un handicap pour lui, qui, sous le préau de l’école élémentaire Jeanne d’Arc, rêve de numéro 10, de reprise de volée des 25 mètres et de Panenka, un paquet de BN dans la main droite, une bouteille de Banga dans la main gauche.
Le jeune joueur qu’on surnomme alors affectueusement « Renao » - celui qui allume le feu -, rapport à sa propension à faire péter les BBQ à la moindre occasion, fait sa révolution en 1989 : il monte à Paris, capitale de la L1 Pamplemousse, où il découvre rigueur des entrainements et diététique au sein du club de Levallois. Son camarade de chambre de l’époque, un certain Didier D. se souvient d’un joueur pugnace et pétri de qualités : « un vrai branque, il me volait tous mes goûters ».
Durant sa formation levalloisienne, Merguez apprend de son compère de chambrée le « couper / décalquer » et fait preuve d’adaptabilité, renonçant à ses rêves de gloire pour s’installer au poste où ses qualités peuvent le mieux s’exprimer : défonceur central.
En 2003, sa dernière année de contrat est rachetée par les Washington Bulldogs. Le rêve américain commence. Au sein d’un championnat où le défi physique est permanent, le jeune frenchie fait des merveilles. Il emmène son club jusqu’au titre et forme avec le vieux Mitch une charnière intraitable. Les cleans sheets se succèdent. Les blessures infligées aux attaquants adverses aussi. La légende veut qu’une de ses prestations parmi les plus abouties ait inspiré à W Bush sa célèbre théorie de l’axe du mal…
Merguez est au top de son hip hop. Les écoles du beau jeu que sont West Ham, Rostock et la Lazio se renseignent sur son compte.
Malheureusement, par un petit matin blafard de novembre 2005, cette salope de vie décide faire un croche pattes à Merguez. Alors qu’il rejoint ses coéquipiers à l’entrainement après avoir ambiancer toute la nuit les dance floor de la capitale US, il trouve un post-it sur son casier : viré. Un double Wooper dans la main droite, un Long Island dans la main gauche, Merguez voit son American dream voler en éclat.
Il rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage empâté mais poilu, dégoulinant de style ricain. Merguez attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Merguez se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais la technique obscure et le flagrant déficit de vélocité sont vite éclipsés par un sens hors pair des duels associé à un jeu de tête surpuissant. Ses qualités d’aboyeur et son mental à toute épreuve en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Ses montées balles au pied font désormais frémir de plaisir les supporter du Betis dans le cœur desquels il sût entrer avec panache, inscrivant son premier but d’un coup de Merguez rageur au premier chi-poteau. Que demander de plus, finalement, à un défenseur central dont la rugosité n'est plus à présenter? De Marquez à Merguez, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.
Panoutche
Nom: PanoutcheÂge: Entre 27 et 45 ans
Poste: Arrière latéral droit
Centres d'intérêt: Le whisky Old Paddy, les marques italiennes, la gomina, l'auto-bronzant et les albums Panini.
Profil de star: Cristian Panucci, son mentor et père spirituel, réputé pour sa grande intelligence tactique, son expérience et sa fourberie (un renard des couloirs, somme toute).
Fervent supporter de l'OM, Panoutche a été bercé dès son plus jeune âge par des rêves de sud. Malgré sa citoyenneté Clodoaldienne, le petit Panoutche rêve de catogans à la Di Meco, de mulets Völleriens, de Goethals, de Champion's 1993. Par extension, il s'identifie rapidement à l'Italie, sa Dolce Vita, son football verrouillé et dopé du début des nineties, ses chicholinas et ses pulls Armani.C'est un fait divers de 1996 qui vint bouleverser à jamais l'histoire du jeune footballeur plein d'espoirs puérils. Christian Panucci, alors en sélection olympique à Atlanta, se blesse (hémorroïdes), et doit rentrer précipitamment en Europe, au grand "damn" de little Panoutche. Mais un empêchement de dernière minute (un incident à l'arrière d'une limousine selon source sûre) amena le joueur de la squadra à rater le vol 800 TWA qu'il devait prendre et qui se cracha après son décollage au large de NYC. Une carrière de niveau internationale et surtout, trop de professionnalisme, peuvent tuer le footballeur. Ni une ni deux, l'information s'imprime dans la rétine des grands yeux verts et miroitants du jeune Panoutche, à jamais triste.
C'était sans compter sa vivacité d'esprit et sa détermination. S'il renonce à une carrière de foot pro, alors Chicholinas et Dolce Vita ce sera. Panoutche vole vers Rome, son AS et sa Lazio fasciste, son icône miraculée: "El Grinta" Panucci. Vespa sifflant à travers les rues de Rome, lunettes D&G bien vissées sur une tignasse huilée, Panoutche tel un phénix flamboyant, renaît de ses cendres et se nourrit du cocktail de stupéfiants, d'alcools, de pizzas, de clubbing et de pornos propres à son mentor. Une vie qui lui ouvrira les portes de la désillusion, tant le catenaccio n'est plus le seul fait du football italien. Rapidement, Panoutche se sent pris au piège, mis en cage, exclu. Même à Rome, on commence à le montrer du doigt.
Il rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage chromé mais poilu, dégoulinant de style latin. Panoutche attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Panoutche se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais le déchet technique criant est vite éclipsé par un bagout de teigneux associé à une classe indéniable. Ses qualités de relanceur percutant, torse haut, et son assiduité à l'effort en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Son seul pied droit et sa faible empreinte physique n'ont jamais pu altérer sa science du jeu ou son exceptionnelle débauche d'énergie, parfois confuse souvent efficace. Que demander de plus, finalement, à un arrière latéral dont l'ancienneté n'est plus à présenter? De Panucci à Panoutche, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.
lundi 2 mars 2009
Forza Bétis!
Bienvenue,
Voici le blog "nouvelle version" du légendaire Bétis de Cambrai, by Panoutche & Merguez. Nous espérons vous faire partager les émotions, les actualités, les coulisses du Bétis, tant une masse que un club. Découvrez les joueurs de cette équipe de rêve de notoriété cantonale: Captain Carlos Atan, Ronninho, El Niño, Panoutche, Merguez, Paul, Jof, Alberto, Nico et les autres légendes du club, tel que Jay Jay Caliga, Wechdé, Max, Messie, Milanista, Kim Tang Park, Thom, Enzo Chiffon, Ramsès...
Entrez dans le monde du Bétis de Cambrai et joignez-vous au fan club!
L'histoire est en marche... Forza Bétis!
Voici le blog "nouvelle version" du légendaire Bétis de Cambrai, by Panoutche & Merguez. Nous espérons vous faire partager les émotions, les actualités, les coulisses du Bétis, tant une masse que un club. Découvrez les joueurs de cette équipe de rêve de notoriété cantonale: Captain Carlos Atan, Ronninho, El Niño, Panoutche, Merguez, Paul, Jof, Alberto, Nico et les autres légendes du club, tel que Jay Jay Caliga, Wechdé, Max, Messie, Milanista, Kim Tang Park, Thom, Enzo Chiffon, Ramsès...
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