Nom: RonninhoÂge: 26 ans
Poste: Attaquant / Milieu Offensif
Centres d'intérêt: himself, les collants chauffants, les imitateurs bon marché (type Gérald Dahan ou Pascal Brunner), la Paulaner, les bébés, Chuck Norris.
Profil de star: Chaînon manquant entre Ronaldinho et Thomas Brolin, l’un connu pour sa technique, sa protection de balle hors-pair et son exhibitionnisme patenté; l’autre comme golden boy du foot suédois et buteur acharné en surpoids, reconverti en joueur de poker minable.
En 1990, à l’âge où certains collent leurs vignettes Panini en regardant les dessins animés, le petit Ronninho fait des dribbles devant sa télé avec une balle de babyfoot. Son visage d’ange blond aux yeux bleus est focalisé sur la télé, où la Mannshaft conquérante, à la tignasse blonde elle aussi, des Andi Brehme, Jürgen Klinsmann et autres Guido Buchwald ; remporte une coupe du monde jouée sur un niveau d’une faiblesse abyssale. La France n’y était pas, mais Ronnie, lui, y était déjà. Ses icônes se prénomment Olaf Thon et Karl-Heinz Riedle (un thon lui aussi). Dans la cour d’école, Ronninho flambe, tout le monde le dit, sa technique, c’est une symphonie de Wagner.Repéré tôt pour ses talents précoces, il est envoyé en Allemagne en 1996 pour des tests. Déjà grisé par les compliments, il assiste à la Bierhoff-mania de l’Euro walkman sur les oreilles, Tic Tac Toe et leur tube Ich find dich scheisse (littéralement t’es une merde) plein les tympans, engloutissant des wurst käse und kartoffel salat. Dans sa tête, c’est déjà lui la star, et qui plus est, les cylindrées telles que l’Energie Cottbus et Karlsruhe lui font déjà du pied, vantant l’arrivée du « Ronaldinho du Brandebourg ».
Mais dès les premiers entraînements, l’ange blond brûle ses ailes. L’excès de Paulaner et de saucisse bon marché font caler son jeu de jambes, qui telles des poutres, ne semblent plus avancer. Pour pallier au problème, Ronninho s’enfile des vidéos de Ronald Koeman. Résultat : une frappe de mule et 25 buts avec la réserve de Rostock, dont 0 en mouvement. Cette stat surprenante lui vaudra une chanson de supporters : « Langsam, langsam, Ronninho ist langsam ! Tore hat er geschoss, aber ist doch kein Bierhoff » (lent, lent, Ronninho est lent. Des buts il en a mis, mais ce n’est pas Bierhoff). Outré, touché dans son amour propre et son ego surdimensionné, Ronninho se fait la malle, sans un regard, en envoyant chier tout le monde et en emportant dans ses valises une cargaison de pornos est-allemands underground, tous perdus ensuite lors d’une partie de poker à la frontière belge.
Il rentre à Paris tel une vieille gloire usée, visage pâle mais poilu, dégoulinant de style germanique. Ronninho attire alors la convoitise du Bétis de Cambrai, friand de joueurs déclassés ou de seconde zone, prêts à rebondir. Ronnie se fait offrir un pont d'or, pour ce qui prenait alors la forme d'un dernier round...
Mais l’incorrigible jeu perso et la lenteur si décriée sont vite éclipsés par une technique raffinée, une conservation de balle puissante et une praline à faire péter Ballack de peur. Ses coups de gourdin secs et harassants dans les défenses adverses et son sang-froid face au but en font un élément incontournable du légendaire club blanco-verde. Sa frappe de balle est un délice dont J.M. Larqué pense écrire un bouquin avec une préface de Paul Scholes. On ne compte plus ses buts inscrit sans mouvement ou sur coup de pied arrêté. Que demander de plus, finalement, à un attaquant/milieu dont le réalisme à l’allemande n'est plus à présenter? De Ronaldinho et Brolin à Ronninho, il n'y a finalement qu'un (petit?) pas.
Haha ! J'aurais plutot mis chaînon manquant entre Ronaldinho et Patrick Muller...
RépondreSupprimerLol. J'ai vérifié et Thomas Brolin est bien devenu Thomas "Brall-in" un mauvais joueur de poker obèse... Je sais ce qui m'attend une fois ma carrière terminée. Thanks Merguez!
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