samedi 7 mars 2009

Une grosse Monique flanque une fessée au Bétis

Monique:

L’homme Clé : Tonio (8)
Percutant dès son entrée en jeu en seconde mi-temps côté Monique, il a été le grand artisan de la victoire du Bayern. Celui que l’on surnomme Brandao ou « le poney flamboyant » a surclassé le Bétis à lui seul par sa technique. Usant de ses crochets cinglants, il a donné du punch à l’entreprise de destruction de son équipe. Auteur d’une passe décisive et d’un but, il fut le grand bonhomme de cette rencontre.

Bétis :

L’homme Clé : Florent (6). Signature de dernière minute du mercato pour un montant mirobolant, il a été l’un des plus actifs côté Bétis et a marqué le but du 1-0 d’une jolie tête.
Carlos Atan (5) : Une première mi-temps aux cages où il n’a pas été très inquiété et prend un but contre lequel il ne peut rien faire. Bien actif ensuite, en bon grognard, mais partiellement responsable sur le deuxième but du Bayern.
Merguez (5) : Un match assez terne, peu de ballons, quelques duels remportés certes, mais trop peu d’influence sur le jeu. Bien qu’esseulé, il se prend un ouragan par Tonio sur le troisième but de Monique.
Nicolas (5,5) : Une vraie volonté, mais trop imprécis en première mi-temps sur son flanc droit. Un arrêt décisif aux cages en deuxième mi-temps, puis patatras, revenu dans le champ, il se blesse gravement au genou en fin de match. Un coup très dur pour le Bétis.
Hugues (6,5) : Une présence de tous les instants en première mi-temps, sa vélocité a évité au Bétis de plonger en début de match, grâce à des interventions défensives de grande classe. Il peine à se situer en seconde mi-temps, comme le reste de l’équipe.
Romain (2) : Une nouvelle recrue qui manquait incontestablement de rythme, ce qu’on ne peut lui reprocher. Une confiance quasi-nulle dans ses interventions et un manque flagrant de combativité. Un léger regain de tonicité en fin de match.
Paul « the Caveman » (5) : Dur sur l’homme, mais souvent confus. Il a, à l’image de l’équipe, souffert au milieu de terrain et dans les duels.
Humbert (4,5) : Les intentions étaient bonnes, notamment dans l’aptitude à porter le jeu sur l’avant. Malheureusement, trop de duels perdus.
Yann (4,5) : Il a peu eu l’occasion de se mettre en valeur, si ce n’est par deux ou trois conduites de balle bien conservées. Il fut ensuite une valeur sûre aux buts, comme à son habitude, bien qu’en encaissant un.
Philippe (3,5): Comme toute nouvelle recrue, le frère de Yann manquait cruellement de rythme. Pas d’erreur notable, mais n’a eu presque aucune influence sur le jeu. Diminué par une cheville, il finit le match sur les rotules. On n’a pas pu reformer la doublette Donnette des frères Derrick dans Olive & Tom.
Alberto Cristalino (5) : Il a poussé jusqu’à l’épuisement sur son flanc gauche, mais sans résultat concret. Moins flamboyant qu’à son habitude, il fut souvent pris en tenaille par la défense solide de Monique.
Paul (4): Qu’il était seul en pointe ! Un nombre famélique de ballons touchés, il s’est heurté aux poids lourds de la défense de Monique sur ses rares percées.
Niel (5) : Encore une nouvelle recrue, sooo Brittish, sans la hargne anglo-saxonne ! Un début de première mi-temps poussif, il s’est repris par la suite et a quand même réussi à créer le danger. Une deuxième mi-temps terne, comme le reste de l’équipe.

Le Fil du match :

C’est un temps maussade et un terrain ignoblement gras et troué qui accueillait les acteurs de cette rencontre : une vaillante équipe du Bétis, pâtissant néanmoins des absences d’indiscutables titulaires (Ronninho, Panoutche, El Niño…), en face, la grande Monique, gonflée à bloc et sans indisponibilités notables.

Le début de match est totalement à l’avantage du Bayern. Plus percutant à la récupération, dans les duels et au milieu, le Bétis était dominé dans le premier ¼ d’heure, et il n’en serait pas autrement le reste du match. Monique lâchait les premiers coups de semonce mais se heurtait à la solide défense du Bétis et aux interventions pleines d’à propos de Merguez et surtout de Hugues. Sur un corner rapidement joué, l’attaque de Monique plaçait une frappe enroulée que Carlos claquait sur sa barre en corner. Ce dernier était repoussé ensuite de la tête par Merguez. Quelques minutes plus tard, une percée du très remuant milieu droit trouvait l’attaquant dans la profondeur qui sous la pression de Hugues croisait sa frappe à ras-de terre de la droite dans un angle fermé. Merguez n’arrivait pas à la couper et Nicolas déviait le ballon devant le but d’un Carlos Atan battu pour un énième corner. Un attaquant de Monique perdait ensuite un duel musclé en 1-contre-1 face à Merguez.

C’est au moment ou le roseau était prêt à rompre que Nicolas perçait le flanc droit de Monique et adressait un long centre au deuxième poteau. Florent smashait le ballon d’une tête en extension à 6 mètres pour l’ouverture du score : Bétis-1, Monique-0.

Dans le quart d’heure suivant, le remuant petit milieu de Monique adressait une lourde frappe aux 15 mètres, contrée par le postérieur du « Caveman ». Merguez effectuait ensuite une main en protection de sa saucisse maison. Coup-franc indirect pour Monique et missile dans les nuages du parc de Vincennes. Remportant tous les duels, Monique asseyait sa domination, et un ex-semi-pro-ayant-failli-jouer-en-réserve-de-PSG soufflait deux joueurs pas ses crochets et offrait un caviar à l’intouchable pile électrique du Bayern qui trompait Carlos d’un intérieur à bout-portant. Bétis-1, Monique-1.

La seconde mi-temps commençait sous le voile de sombres nuages qui annonçaient un déluge non-pas météorologique, mais dans le jeu et la combativité du Bétis. La partie continuait à se ternir et le brouillon, côté Bétis, commençait à se noircir d’erreurs. Une frappe presque à bout-portant était repoussée du pied par Nicolas, auteur d'un bel arrêt réflexe. Vers la 60ème, la défense du Bétis était enrhumée côté droit pour un centre que Tonio récupérait ensuite flanc gauche. Après avoir éliminé son vis-à-vis, Tonio, entrant dans la surface, délivrait un centre au deuxième sur la tête du capitaine de Monique, délaissé par Carlos. Nicolas au goal n’y pouvait rien. Bétis-1, Monique-2.

En cruel manque de possession, le Bétis n’a ensuite que subi, encore et encore. Une frappe sèche à ras-de-terre aux vingt mètres prenait ensuite la direction du petit-filet droit de Yann. Se détendant de tout son long, ce dernier la déviait pour… un nouveau corner. Plus d’espaces et une meilleure conservation de balle permettait à Monique de faire courir le Bétis après le ballon. Logiquement, la bataille était déjà gagnée, et du flanc droit abandonné, le ballon était offert dans l’axe à Tonio qui, après avoir encore effacé un joueur, se trouvait en duel avec Merguez. Trois crochets plus tard, le Marlon Brandao de Vincennes plaçait un plat du pied imparable dans la cage de Yann. Bétis-1, Monique-3.

Le reste ne fut qu’un long calvaire au cours duquel les oppositions furent âpres. Dans un duel Cannavarien, Carlos Atan était mis au sol par Tonio qui retombait sur son dos. Le souffle coupé, Captain Courage reprenait malgré tout son poste pour la fin du match. Mais la vraie mauvaise nouvelle de cette rencontre intervenait à dix minutes de la fin, quand lors d’une tentative de crochet, Nicolas se flinguait tout seul le genou droit : « Aaaargh ! Je souffre ! C’est le ligament croisé externe ! Madre Mio ! Come stupido ! ». Une absence probablement longue durée qui fait très mal au Bétis, privé de son gardien numéro 1 pour les rencontres à venir.

Une fin de match à l’agonie tirait le rideau sur des visages déçus et exténués. Alberto Cristalino : « Putain, j’suis mort, laisse tomber ! », Carlos : « Franchement, ça fait mal… J’ai le dos tout niqué… », Merguez : « Fait chier ! On gagne pas un duel ! Pas un duel ! Match à oublier très très vite ! ». Florent justifiait ensuite son salaire en ramenant Nicolas en Porsche Boxster. Tel un groupe d’octogénaires rhumatisants, le reste du Bétis rentrait d’un pas lourd, visages marqués. Il va falloir effacer cette défaite de notre esprit et utiliser la haine de cette dernière pour se reconstruire le mental et la hargne nécessaires aux prochaines rencontres. Un Bétis meurtri mais pas mort, un Bétis prêt à rebondir, avec la ténacité, la hargne et la force qui définissent l’âme de l’équipe : ce sont les valeurs qu’il faudra retrouver au prochain match, avec le retour bienfaiteur de quelques titulaires !

Forza Bétis !

Merguez

2 commentaires:

  1. Dommage les gars. J'espère au moins que c'est pas trop grave pour Nico.

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  2. Ouai, le v(i)ol était presque parfait en 1ère MT, c dommage. Je viens de checker le blog de Monique, c à croire qu'ils ont copié. Sur ma tête, y a une photo de fessée affichée pour le com de notre rencontre.

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